Les enfants d'immigrés italiens dans les écoles françaises
" Vous m avez décollé les yeux et décrassé le dedans de la
tête " Cette phrase, tirée de l autobiographie de François
Cavanna et destinée à ses instituteurs, m a marquée dès la première
lecture des Ritals. L aspect, à la fois, politique et humain de ce
travail a renforcé mon intérêt pour le sujet de la scolarisation
des enfants immigrés italiens en France. La réponse aux
questionnements sur l identité des témoins réside souvent dans le
développement d un sentiment de " francitalité " exprimé
par les Français d origine italienne. Cependant, outre leur
caractère subjectif, il nous faut rappeler l aspect sélectif des
évènements racontés, en effet, " la mémoire est aussi menteuse
que l imagination, et bien plus dangereuse, avec ses petits airs
studieux ". Ce qu exprime ici Françoise Sagan nous pourrions l
appliquer à chaque témoignage livré a posteriori. Nous nous
trouvons là, face à des témoins dont la mémoire modifie le souvenir
exact, parfois même efface les faits les plus douloureux ou les
moins valorisants, c'est d'ailleurs ce qui rends cette
étude à la fois passionnante et complexe.
Louise Canette a écrit ce mémoire de Master 2 en 2010 sous la direction de Michel Catala, professeur à l'université de Nantes. Elle a étudié entre l'Italie et la France et est actuellement professeur d'Histoire et de Géographie dans un lycée général et professionnel du Var.